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LA MALTRAITANCE

  Il est déplorable que nombre de carpistes, ou en tout cas prétendu carpistes, aient conservé des habitudes de viandard plus ignobles que bien des braconniers auxquels nous sommes trop souvent assimilés. Sous quels couvert s’autorisent-ils le droit de mutiler leurs captures ? Le propre de notre passion est de porter un respect sans réserve aux poissons que nous convoitons. L’identification des carpes les unes par rapport aux autres est une chose aisée, même pour les carpes communes qui pourtant se ressemblent toutes… Il y a en effet des signes qui ne trompent pas comme une petite écaille disparue à tel ou tel endroit ou encore une légère cicatrice sur une partie charnue dépourvue d’écaille comme les opercule, la tête ou la base de la caudale. De même les nageoires ne sont jamais totalement parfaites et la moindre difformité est unique. Quel besoin alors de couper des nageoires ou d’y poser des trombones ? Cela relève de l’inconscience et surtout d’une irresponsabilité totale envers à la fois ces pauvres poissons qui ne sont que de passage près de nous, et envers la totalité des carpistes dont l’image ne pourra que se ternir auprès du public face à de tels actes. Que dire encore de ces gens pour qui combattre une carpe correspond à un véritable concours de vitesse ? Le matériel utilisé dans ce cas de figure pourrait servir à pêcher le thon rouge en Méditerranée ! Inutile d’imaginer les séquelles sur les gueules des carpes (sourire de l’ange, abcès, etc.…)

Le problème de la maltraitance peut revêtir une autre apparence encore pire… Nul n’ignore qu’une carpe a tendance à être relativement agitée pour la séance photo suivant sa capture… Et bien la solution a ce problème serait de la laisser se calmer au sec un bon moment. La conséquence est simple : Le poisson perd l’essentiel de son mucus et après son retour à l’eau il devient un véritable aimant à parasite et à bactéries… Augmentant du même coup de façon démesurée les risques de contamination au sein de tout le banc auquel il appartient. De tel poisson sont facile à reconnaître : ils sont rugueux au toucher, rougis, la tête de plus en plus décharnée et le corps couvert de mycoses… (Vu de loin on dirait une koi !)

Certains membres du club des Bipeurs Fous ont pu constater de telles « atrocités » sur un plan d’eau récemment ouvert de nuit mais pêché depuis déjà bien longtemps par bon nombre de carpistes : Le réservoir de Vioreau, au nord de Nantes. Ce lac est divisé en deux parties (petit et grand Vioreau) et est plutôt bien peuplé, avec de surcroît quelques poissons « surprises » dépassant les 20Kg (chose rare en Loire-Atlantique). Seulement voilà, de plus en plus de poissons abîmés font leur apparition… Laissant nul doute sur la fréquentation de ce lac par ces faux carpistes. Est-ce du à la mise en place des parcours de nuit ? Probable que non car nombre de locaux y pêchent depuis des années nuits et jours, et certains poissons possèdent des stigmates remontant à avant la mise en place des parcours. Bref le flou absolu règne sur l’origine de ces maltraitances… Le pire étant qu’elles continuent…

Il faut savoir que la loi puni ces actes et que tout un jour se sait…
Patience…

D. LEGER
 
Vos réactions à cet article sur le forum
 

Un exemple de ce que peuvent subir certains poissons
Plus jamais ça !!!

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Date de dernière mise à jour : 27/05/2007